Le village de Lambusart

Les maisons


Matériaux de construction :


Les maisons du XIX-XXème siècle dont certaines sont encore présentes, sont construites en briques du pays (elles sont faites sur place avec l’argile provenant des fondations). Les toits sont recouverts de tuiles fabriquées à Mellet ou Hennuyères. Le sable est extrait de sablières d’Heppignies, et de Sombreffe. La chaux employée provient de Tournai et les pierres de Soignies et de Ligny.

La maison communale


Comme dans beaucoup de petites communes, il n’y avait pas de bâtiment totalement consacré aux réunions. Dès lors, ces réunions entre élus se déroulaient dans le domicile du bourgmestre ou des échevins ou bien encore dans des cafés. Quant à eux, les archives et documents communaux étaient conservés chez le bourgmestre ou dans une armoire dans une salle de classe.

Un premier projet de construction d’une maison communale a été réalisé lors du conseil du 25 octobre 1896. Ce projet consistait à ériger une maison communale et à créer une place sur un terrain de Madame Moncheur de Mélotte. Ce premier projet ne pu se réaliser car la propriétaire jugeait le prix trop peu élevé.
C’est en séance du 9 décembre 1900 qu’est reprise la résolution d’achat du terrain et de la construction de la maison communale. Dès le mois de juillet, la fabrication des briques commence sur place. L’architecte est Jules Lalière de Namur mais provenant de la localité. L’adjudicataire pour cette construction est Auguste Maillien. Le surveillant des travaux est désigné par Nicolas Duvivier. En 1924, est construit un hangar sur le coté ouest, pour servir de remise au corbillard hippomobile, qui sera vendu en 1959. En 1972, de travaux importants sont acomplis à la Maison communale.

Il y a quelques mois, de part son piteux état, l’hôtel de ville fût détruit afin de créer dans le courant de l’année prochaine, un square où l’on retrouvera d’ailleurs le monuments en hommage aux mineurs du Petit-Try qui a momentanément été enlevé de la place.
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Les écoles

Vers 1840 fut construit la première école mixte du village près du vieux cimetière. C'était une école privée tenue par le sieur Albert Joseph Barbier. En 1943, on y comptait 14 enfants pauvres dont la scolarité était payée par la commune. Le bâtiment sera détruit au début du XXème, celui-ci devenant un danger pour les passants.
En 1871, une école de garçons fut construite, rue Arthur Baudhuin. L'unique classe fut dédoublée en 1907. Elle a compté 4 classes et en 1944, elle n'en a plus que 3. Aujourd'hui, l'école communale est une école mixte.
En 1875, on construisit une école pour filles au croisement de la Rue du Wainage et de la Rue Arthur Baudhuin. Cette dernière faisant également office de pensionnat pour filles. En 1944, elle compte 2 classes primaires et une gardienne.
Vers 1869, à la demande du curé Eggers, les religieuses de Marie Virginal et du Sacré-Coeur de Jésus sont venues ouvrir une école privée, qui eut tout de suite beaucoup de succès et comptait 150 élèves. Fin août 1879, de par la loi, l'école est reprise par la commune et celle-ci y nomme Mademoiselle Trivier. Ne pouvant plus y donner leurs cours, les soeurs se retirent dans une maison privée. C'est alors que le curé Marquebreucq fit construire en 1896 une école sur trois parcelles de terrain qu'il avait acquis en 1888-1889. En 1896, l'école est de nouveau adoptée par la commune. Au mois d'avril 1914, une classe et la salle de patronage furent transformées en ambulance. Vingt-cinq soldats français blessés lors des combats de Roselies y furent amenés et y restèrent depuis le 23 août jusqu'en décembre. En 1936, l'école est cédée au décanat de Fleurus. En 1984, l'association de fait, le Pouvoir Organisateur passe en ASBL. La nouvelle association prend pour dénomination "Ecole Saint Laurent". En 1995, on voit la construction de trois nouvelles classes. En 2002, l'école se compose de trois classes maternelles et de cinq classes primaires. Actuellement, elle se compose de 4 classes gardienne et de 6 classes primaires.

La maison du peuple


Elle a été fondée par la Société coopérative « L’économie ouvrière » de Wanfercée-Baulet, le bâtiment fut construit un peu avant 1915. Il comprenait au rez-de-chaussée un café, une salle à l’étage, un magasin d’alimentation qui sera transformé en habitation privée et un terrain de basket-ball dans la cour. La salle sera baptisée du nom de Jules Gossiaux. Celle-ci se situait au croisement de la rue du Wainage et de la Rue Duvivier.

Cette maison abritait diverses sociétés :

- « La lumière », société rationaliste, en voie de formation depuis 1888, elle ne sera formée définitivement qu’en 1904.
- Une société dramatique « EUREKA » sera fondée en 1923.
- En 1929, une équipe de basket-ball verra le jour.
- En 1912 sera créée une « Jeune arde Anticléricale » et enfin en avril 1948 ce sera la constitution d’une section de « Faucons rouge ».

Pendant très longtemps, la maison de Peuple a été tenue par Denis Praile et Mélanie Clamot.

La Maison du Peuple, au coin de la rue Duvivier (Aujourd'hui, transormée en appartements):

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Les cinémas à Lambusart


Il y a eu dans l’histoire de Lambusart deux cinémas : le premier, « La Renaissance » a commencé son activité dès le début des années 1930 et est exploité conjointement par Virgile Patris et Antoine Charlier. Le cinéma se situait au numéro 2 de la rue de la Fraternelle. Le local sert de nos jours à abriter le salon communal de Lambusart. On y projetait des films muets.

Autour de 1937, après un désaccord entre les deux propriétaires, Antoine Charlier décide de gérer seul sa propre salle. Il construit rue Georges Delersy à coté du numéro 63 un nouveau cinéma, équipé pour les films parlants et l’appelle le « Royal ». Peu de temps après, « La Renaissance » est repris par Georges Mathieu qui le maintiendra en activité jusqu’à la deuxième guerre mondiale. Il abandonne alors la salle de Lambusart pour ouvrir « Le Varia » à Wanfercée-Baulet, rue des Culées.

« Le Royal » a accueilli des spectateurs jusqu’en mai 1968 quand il finira sa carrière en projetant de « La prisonnière du Désert » et « Robert et l’Omnibus ». Rue Georges Delersy, à droite du numéro 68, on peut toujours voir la salle « Royal ». Celle-ci a été amputée de local des projecteurs pour permettre le passage des camions de l’entreprise des fils Charlier, marchands de combustibles. Sur le pignon de ce bâtiment, on y voyait encore il y a quelques années les orifices permettant aux machines de projeter les films dans la salle.

La poste


En 1929, sous perception, ce bureau fut logé dans de nombreux endroits différents : sur la route du Wainage, à la rue de la poste (rue du Carcan). Le bureau de poste a été fermé en 2001. Vous pouvez voir ici l'ancien pont avec le bureau de poste et l'ancienne cantine du Petit-Try, face à la maison du Peuple et sur la deuxième photo, l'ancien bureau au niveau de la Rue du Carcan
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Les fermes


La ferme du seigneur

« La ferme du seigneur » ou dit autrement « Ferme du Duc d’Arenberg » ou encore « Ferme brulée » se situe coin de la rue Marquebreucq. Vers 1900, la vieille ferme appartenait alors au duc d’Arenberg. La vieille grange a été remplacée en 1994 par une construction moderne suite à un incendie. L’arrière grand-père de l’exploitant actuel Yohan Hoornaert, Achille, acheta la ferme en 1952 à Cyril Patris qui exploitait depuis 1945 une autre petite ferme à Lambusart et était marchand de lait et de charbon. La ferme a une entrée sur deux rues. Rue Danvoie où se trouvait autrefois une petite chapelle accolée du 19ème siècle dédiée à Saint-Anne.

La ferme a eu différents locataires au cours de son histoire :

- 1667 : Jean Re(u)n(n)otte
- 1673: Hubert Mayscocq
- 1678: Georges Re(u)n(n)otte
- 1738: Charles Gilson, époux d’Anne Pierard

Au XIXème siècle, Napoléon en personne est venu dormir dans la grange de celle-ci.

Aujourd’hui, la ferme vend des produits de leur élevage.
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La ferme de la Baraque

Cette ferme est située au coin de la rue Fleurjoux et de la rue Albert 1er et a été exploitée jusqu’en 1994. Dans le temps, il y avait une biscuiterie artisanale à destination du secteur Horeca.

Celle-ci a été plusieurs fois reconstruite. La grange est datée de 1789. Le grand corps de logis sablé daterait du début 19ème siècle, d’où l’appellation par certains de « Nouvelle Baraque ». L’ensemble forme un harmonieux quadrilatère qui mérite le détour.

La ferme Posson

Elle fut acquise en 1665. En 1690 et 1691, le sieur Pierre Lambert Posson fait des passées de ses prairies à Lambusart. Elle reste la propriété de cette famille jusqu’au milieu de XIIXème siècle.

La ferme Laloue

En 1708, Louis Becquevort est censier de la ferme Laloup.

En 1722, Charles Philippe Lalou, bailli de Farciennes, se sauve à Lambusart avec les papiers et l’argent de la communauté suite aux difficultés qu’il avait avec son seigneur. Il s’installe à Lambusart en la campagne qui porte son nom. C’est cette ferme qui deviendra la ferme Lefebvre au XIIXème siècle. Elle était située au carrefour de la rue Marquebreucq et de la rue Ernest Praile.

Nous retrouvons également d’autres fermes au sein du village :

- La ferme Roisin : Située à la Rue Marquebreucq, 10. Elle cultive entre autre du mais et des betteraves sucrières. Elle produit également des produits laitiers ainsi que du beurre.
- La ferme de Philippe Vassart
- La ferme de J. Barbier (beau fils Foret).